Choisir le maintien des ARE ou l’ARCE ?

Voilà une question très importante dont le choix n’est pas à prendre à la légère. En effet, celui-ci déterminera le bon démarrage de votre entreprise et surtout l’opportunité de se forger une bonne trésorerie. Seule condition : être demandeur d’emploi.

LE STATUT SOCIETE + MAINTIEN DES ARE = COMBO GAGNANT

De mon côté j’ai opté pour le maintien des ARE, je vous expliquerai pourquoi et quel impact positif cela a eu pour mon commerce, mais d’abord : C’est quoi l’ARE ? C’est quoi l’ARCE ?

L’ARE et l’ARCE sont des aides financières que vous obtenez si vous êtes créateur d’entreprise et que vous êtes inscrits en tant que demandeur d’emploi.

ps : pour celles et ceux qui quittent leurs emplois pour se lancer dans la pizza, je vous conseille fortement de négocier une rupture conventionnelle avec votre employeur afin de pouvoir bénéficier de ces précieuses aides et de quitter l’entreprise le plus tard possible pour bénéficier de l’aide le plus longtemps possible une fois que vous êtes lancé. 

Pour celles et ceux qui quittent leurs emplois et qui n’arrivent pas à négocier de rupture conventionnelle et qui doivent démissionner, essayez de trouver un boulot, un C.D.D de 3 mois, un boulot en intérim (n’importe lequel) histoire de pouvoir vous inscrire en tant que demandeur d’emploi. Ca sera pas forcément agréable mais je vous assure que le jeu en vaut la chandelle.

Pour que cela soit plus explicite on va prendre mon cas chiffré. Après donc avoir négocié une rupture conventionnelle, j’ai opté pour le maintien des ARE.

J’ai quasiment eu 2 ans et demi de chômage qui se sont réparties de cette façon :

  • 6 mois de chômage à 1300 euros par mois ( période de création ) suivi de :

  • 12 mois de chômage à 1300 euros par mois ( 1 ère année d’activité ) suivi de :

  • 10 mois de chômage à 1000 euros par mois ( la deuxième année d’activité mes droits ont été revus à la baisse).

Cela fait au total 26.400 euros d’allocation sur 2 ans et demi que je vais exposer dans les 2 cas pour vous expliquer la différence entre ces 2 aides.

PS : cet exemple est valable pour mon cas personnel, de votre côté il faut prendre rendez-vous avec un conseiller pôle emploi (professionnel) afin d’évaluer votre situation et de voir quel montant et de quelle durée d’allocation vous bénéficiez.

L’ARCE (versement du capital) :

L’ARCE ou le versement du capital va vous permettre de percevoir 45 % du montant total de tes droits sous forme de versement en 2 fois. Le premier à la création de votre entreprise, le 2 ème au bout de 6 mois.

Donc si on prend les 26.400 euros d’allocation x 45% = 11.880 euros

On divise les 11.880 euros par 2 = 5940 euros.

Cela fait un premier versement de 5940 euros à la création et un deuxième versement de 5940 euros au bout de 6 mois.

Le reste ? Il est gardé au chaud pour le jour où tu fermes ta pizzeria (parce que ton commerce ne marche pas ou que tu as décidé de faire autre chose) et que tu te réinscris au pôle emploi. Alors oui cela peut être intéressant d’avoir cette alternative si on est amené à devoir fermer la porte. Ce n’était pas mon but du tout du coup je n’ai pas opté pour cette solution.

Aussi, quand vous choisissez cette option, vous n’êtes plus affilié au régime de la sécurité sociale et aucun trimestre ne sera validé sauf si d’autres revenus le permettent.

LE MAINTIEN DES ARE :

Le maintien des ARE : vous touchez INTEGRALEMENT la totalité de vos droits jusqu’à épuisement sous forme d’allocation mensuelle et pour ma part ça s’est décomposé comme je vous l’ai écrit un peu plus haut, et comme vous avez sûrement la flemme de remonter je vous le réécris ici :

  • 6 mois de chômage à 1300 euros par mois ( période de création ) suivi de :

  • 12 mois de chômage à 1300 euros par mois ( 1 ère année d’activité ) suivi de :

  • 10 mois de chômage à 1000 euros par mois ( la deuxième année d’activité mes droits ont été revus à la baisse).

Et je trouve ce système magique, pourquoi ?

Le lancement de l’activité c’est toujours stressant car on part dans l’inconnu et le fait d’avoir cette allocation régulière tous les mois retire un gros poids en moins.

Ce que je veux dire par là c’est que la seule préoccupation des premiers mois d’activité sera de devoir payer ses charges (emprunts, achat de matière premières, bref tous les frais liés à votre entreprise). Votre rémunération personnelle sera prise en charge par cette aide et cela vous permettra de souffler dès le démarrage.

Après il y a 2 cas de figures :

  • Vous avez un début difficile ? même si les premiers mois de ventes ne sont pas à la hauteur de vos espérances, c’est pas trop grave car votre seule préoccupation sera de payer vos charges (vous n’avez pas à vous préoccuper de votre salaire). Cela vous laisse le temps de vous faire la main, de faire votre clientèle et vous avez tout le temps de vos droits pour le faire.

  • Vous démarrez sur les chapeaux de roues ? Votre activité démarre bien ? Et bien c’est l’occasion de se constituer une bonne trésorerie et cela fut mon cas.

Au jour où j’écris cet article (janvier 2018) j’ai 1 an et 9 mois d’activité et mon maintien des ARE se termine en février 2018. J’ai réussi à me constituer une trésorerie de 51.000 euros.

Je suis bientôt prêt à vivre de mon entreprise et à me retirer un vrai salaire (que je n’ai pas encore vraiment déterminé mais qui se situera en 1000 et 1500 euros) et ça ne me fait pas peur car j’ai une trésorerie solide.

Aussi, si je veux développer mon entreprise, faire de nouveaux prêts (et avoir plus de crédibilité face à la banque), former une personne en vue d’une embauche, réparer du matériel cassé, je peux car j’ai une trésorerie solide et c’est exactement ce que je vous engage à faire.

La seule condition pour toucher le maintien des ARE est de ne pas se retirer de salaire et c’est à ce moment que le choix du statut juridique est hyper hyper important. (je vous conseille vivement de lire l’article en cliquant ICI)

Si vous vous mettez en Entreprise Individuelle et que vous faites du bénéfice : dans ce statut le bénéfice étant considéré comme du revenu, vous devrez rembourser tout ou la partie du montant du maintien ARE au prorata de ce que vous avez perçu.

En revanche : si vous choisissez le statut de société (EURL pour ma part), il suffit, dès le démarrage de votre entreprise, de demander à votre comptable d’établir un procès verbal déclarant de vous retirer zéro euro de salaire et de le donner à pôle emploi.

Tous les mois il faudra aller sur le site de pôle emploi pour actualiser votre situation :

Avez-vous travaillé ce mois ci ? : OUI

Combien d’heures ? : 151 heures

Combien de revenus bruts ? O euro

Cherchez vous encore un travail ? OUI

Et hop 3 jours après on vous verse votre allocation.

Et même si votre entreprise tourne très bien dès le démarrage et que vous faites beaucoup de bénéfice, tant que vous vous déclarez 0 euro de salaire malgré le bénéfice, vous ne devrez pas rendre ces allocations. De plus, les 2 premières années vous serez exonérés d’impôt sur les sociétés.

VOILA COMMENT SE CONSTITUER UNE BONNE TRESORERIE.

Aussi avec le maintien de l’ARE vous serez affilié au régime général de la sécurité sociale, vous validerez ainsi vos trimestres de retraite et bénéficiez d’une protection sociale.

Je vous invite à lire l’article le choix du statut juridique pour vous expliquer la différence entre le statut Entreprise Individuel (E.I) et société (EURL) en cliquant ICI.

J’espère que cet article vous aura plu et également aider dans vos démarches. N’hésitez pas à poser vos questions en commentaire.

Quel statut juridique choisir pour ouvrir un camion pizza ?

Le choix du statut juridique n’est pas à prendre à la légère car il impactera directement sur la viabilité de votre entreprise et surtout sur sa façon de la gérer, notamment par rapport aux charges sociales (RSI)

Mon premier conseil est de participer aux stages gratuits de la BGE (d’ailleurs je vous conseille d’aller pousser la porte de la BGE dès le démarrage de votre projet si ce n’est pas déjà fait voir l’article pour vous expliquer les nombreux avantages). J’ai participé à ce stage de 3 jours sur les statuts juridiques et c’est à ce moment là précis que j’ai réalisé que plus d’être pizziaolo je serais également chef d’entreprise. Et croyez-moi avoir ces deux casquettes est extrêmement important pour gérer votre business.

Même si ce stage a été (pour ma part) très bien expliqué, ce fut hyper difficile à comprendre quand on y connaît rien (comme moi à l’époque). Le stage permet de « dépatouiller » le tout et de comprendre les grandes différences entre les statuts. J’en suis sorti avec beaucoup de réponses même si tout n’était pas bien clair.

Mon deuxième conseil est de prendre cette décision avec votre futur expert comptable. (Je ferais un article prochainement sur : l’importance de choisir un bon comptable et comment le trouver)

Mon expérience : 

Comme j’avais un gros investissement de départ (60.000 euros) j’ai tout de suite exclu le statut d’auto-entrepreneur histoire de pouvoir récupérer la T.V.A. De plus, mon ambition était naturellement (un jour où l’autre) de dépasser le plafond de 82.800 euros et cela tombe bien vu que mon chiffre d’affaires de la première année fut de 84.200 euros.

En ce mois de janvier 2018, le plafond du C.A. auto entrepreneur en vente de marchandise passe de 82.200 euros à 170.000 euros ! Cool vous me direz ! Mais apparemment dès les 82.200 euros vous serez tout de même assujetti à la TVA ! Et à lire cet article, il y a de quoi s’arracher les cheveux (pour les auto-entrepreneur hein ! )

Donc finalement pour ma part aucun regret. De toute façon j’avais dans l’idée de créer une vraie entreprise (je ne dis pas que choisir le statut d’auto-entreprise est synonyme de fausse entreprise, c’est juste un ressenti personnel).

Aussi si vous démarrez votre entreprise avec un camion à faible coût et sans trop d’investissement de départ vous pouvez très bien choisir ce statut pour tester votre activité.

L’ENTREPRISE INDIVIDUELLE : UN STATUT A EVITER

L’entreprise individuelle (E.I) peut aussi être envisagée. Ce statut permet d’exercer son activité en nom propre sans avoir à créer une société et ne connaît pas de limite de chiffre d’affaires. Cependant, son régime social est assez dissuasif avec des cotisations au RSI bien plus élevées qu’en auto-entrepreneur et surtout moins gérable qu’en société et c’est à cause de ce statut que beaucoup d’entrepreneurs se plaignent avec les fameux rappels RSI.

Je vais vous donner un exemple pour que ça soit plus parlant : 

Avant tout il faut bien comprendre qu’en entreprise individuelle, le bénéfice final est considéré intégralement comme du revenu et ce quel que soit le salaire que vous en vous retirez (j’espère que c’est clair).

C’est à dire que si vous faites 20.000 euros de bénéfice et que de ces 20.000 euros vous décidez de vous retirer 1000 euros par mois (1000 x 12 mois = 12000 euros par an), il reste donc 8000 euros de trésorerie sur votre compte bancaire certes mais vous paierez des charges sociales sur les 20.000 euros.

Donc 20.000 euros x 45% (de charges sociales) = 9000 euros de charges sociales à l’année.

Donc si la première année d’activité vous faites :

80.000 euros de chiffres d’affaires (vente de pizzas)

20.000 de bénéfice.

Comme vous êtes jeune créateur vous aurez droit à une exonération des charges sociales la première année et vous paierez donc environ 1800 euros de RSI par an (450 euros par trimestre).

Que se passera t’il la deuxième année ? (et c’est la que ça fait très très mal).

LE RSI va dire :

« Alors lui il a fait 20.000 de bénéfice la première année mais il nous a donné que 1800 euros, du coup il manque 7200 euros » (oui rappelez vous au dessus qu’avec 20.000 euros de bénéfice il faut payez 9000 euros de RSI, moins les 1800 euros déjà donnés ça fait 7200 euros).

Et comme au RSI vous payez toujours une année en avance y vont se dire :

« Bon ben comme il a fait 20.000 euros de bénéfice l’année dernière c’est qu’il fera au moins la même chose l’année prochaine donc du coup on va lui mettre directement 9000 euros de charges par an (soit 2.250 euros par trimestre) ».

Et c’est là que le fameux coup de massue du rappel RSI tombe :

« Donc on va lui prendre les 9000 euros de l’année qui va venir + les 7200 euros de rappel qu’il n’a pas donné de son année passée et là ça fait : 16.200 euros. (donc 4000 euros par trimestre).

Et rebelote l’année d’après car ton C.A est censé augmenter, ton bénéfice aussi et tes charges également.

Voilà pourquoi beaucoup d’entreprises ferment avant les 3 premières années car elles n’ont pas ou peu de trésorerie ! 

Pour enfoncer le clou : vous paierez des impôts sur le revenus sur les 20.000 euros de bénéfices que vous avez fait, même si vous en utilisez que 12.000 euros pour vivre.

Et vraiment pour vous achever : ceux et celles qui bénéficient de l’ARE ou de l’ARCE (j’y reviendrais pour un prochain article) devront rembourser leurs aides car ils ont fait du bénéfice et qu’en entreprise individuel il est considéré comme du revenu !

Ce qui est compliqué avec ce statut c’est qu’on ne peut pas prévoir le bénéfice que l’on fera à la fin d’une année d’exercice, donc on ne peut pas anticiper le coût réel des charges sociales. Du coup au moment de payer l’addition, il faut faire un gros chèque et si vous n’avez pas prévue cette somme dans votre trésorerie et que vous avez préféré l’investir dans autre chose à la place et ben vous êtes dans la merde (qu’on se le dise)

En conclusion : Ne tombez pas dans le piège de l’entreprise individuelle, en choisissant ce statut, vous creusez votre propre trou pour y enterrer votre entreprise.

 

Mais rassurez-vous il y a THE solution : créer une société !

 

Il y a plusieurs possibilités quant à la création d’une société. Si vous vous lancez seul vous pouvez choisir entre l’EURL et la SASU. Si vous lancez votre projet avec un ou plusieurs associés, vous pourrez choisir entre la SARL et la SAS.

Pour ma part et étant seul, j’ai donc opté pour l’EURL.

L’inconvénient dans le fait de créer une société par rapport à une entreprise individuelle ou une auto-entreprise est que les démarches sont plus complexes c’est vrai mais encore une fois, ne le faites pas seul, faites vous accompagner de BGE et/ou de votre comptable.

Avant de vous exposer les avantages de choisir le statut de société je vais passer avec vous en revue les démarches à faire pour la créer (histoire que vous puissiez plancher un peu sur le sujet et tout simplement d’être au courant)

 Pour créer une société il faut :

  • Rédiger les statuts de votre société

En effet, pour créer une société il faut créer ce qu’on appel des statuts.

Les status c’est quoi ?

Les statuts c’est un document dans le quel on retrouve des informations d’ordre général comme :

  • la dénomination sociale

  • le siège social,

  • le montant du capital social

  • l’objet social, …

Ils définissent aussi le mode de fonctionnement de la gérance / Présidence. Les statuts précisent les conditions de nomination du gérant ou du président mais aussi les règles et les motifs de révocation de ce dernier. Ils peuvent aussi limiter les pouvoirs du gérant / président selon un montant maximum ou encore une fonction (embauche, signature des baux commerciaux,…)

Bref, de mon côté j’ai trouvé sur internet un exemplaire de statut vierge que j’ai rempli moi même comme un grand et je j’ai montré à mon comptable et qu’il a corrigé (mais au moins je lui avais mâché le travail)

Vous pouvez trouver un exemple à télécharger sur ce site (il suffit de créer un compte gratuitement et vous pouvez télécharger l’exemplaire que vous souhaitez)

  • Ouvrir un compte professionnel dans une banque et déposer votre capital social.

Vous devrez donc prendre rendez-vous avec votre banquier et déposer votre apport ou capital sur un compte dédié. Comme votre société n’est pas créée, il ouvre un genre de compte « entreprise en formation » qui est un compte temporaire le temps que tout soit mis en place.

  • Publier une annonce légale dans un journal officiel.

Vous devez obligatoirement faire paraître la création dans un journal officiel. Vous pouvez le faire par exemple sur ce journal d’annonce légale le coût est d’environ 150 euros (donc à prévoir dans votre prêt de démarrage).

  • Aller à la chambre des métiers pour remplir un dossier pour immatriculer votre société au Registre du Commerce et des Sociétés et au Répertoire des Métiers.

Je le répète, ne faites pas cela seul, faites vous accompagner de BGE ou/et de votre comptable, c’est assez compliquer pour nous futurs nouveaux petits entrepreneurs donc faites vous aider par des pros pour éviter de faire des bêtises.

Alors c’est bien beau ce charabia mais c’est quoi l’avantage de créer une société ? 

Les gros avantages quand vous créez une société sont :

  • Pas de remboursement des aides ARCE et ARE (en cas de bénéfice), vous touchez le tout intégralement et vous vous constituerez une bonne trésorerie.

Au démarrage de celle ci, vous devez faire une assemblée générale avec votre comptable pour vous déterminer quel salaire vous allez vous retirer. Car contrairement à l’entreprise individuelle, le salaire est bien distinct du bénéfice final et ça c’est le gros avantage.

Si vous bénéficiez de l’ARCE ou l’ARE (comme moi) et que vous choisissez de vous retirer 0 euros de salaire de votre société (ce qu’il faut absolument faire, ce que j’ai fait), vous allez pouvoir profiter pleinement de vos aides même si vous faites 20.000 euros de bénéfice voir plus et vous ne paierez pas d’impôts sur le revenu (voir par rapport à votre situation familiale) car vous vous déclarez 0.

Si vous vous mettez en entreprise individuelle et que vous faites 20.000 euros de bénéfice (donc considéré comme du salaire ou revenu) vous devrez rembourser toutes les aides que vous avez reçus, puis vous paierez des impôts sur le revenu

  • Anticiper, prévoir et payer moins de RSI

En gros, en société, vous payez non pas 45% de charges sur le bénéfice final (comme en E.I.), mais vous payez 45% de ce que vous vous retirez comme salaire.

Donc si la première année vous vous retirez 0 de salaire, vous paierez les charges RSI au minimum (d’autant plus que vous allez bénéficier de l’ACCRE : exonération d’une partie des charges sociale pendant les 12 premiers mois)

La deuxième année (dans le cas où vous continuer à toucher le maintien des ARE ((ce que j’ai fait)) il faut continuer à vous déclarer 0 euro de salaire, les barèmes RSI vont naturellement augmenter pour la deuxième année et vous allez payer (plus) les 2 premiers trimestres mais étant donné que vous aller continuer de vous retirer 0 euros de salaire vous aurez trop donné et vous vous ferez rembourser du RSI (ce qui m’est arrivé). Dans mon cas j’ai été remboursé d’un trop perçu de 1500 euros.

DANS LE CAS OU VOUS N’AVEZ PAS D’AIDE ARE OU ARCE

Définissez vous un salaire avec votre comptable par exemple 700 euros par mois la première année et commencez directement à payer le RSI, n’attendez pas la fin de la première année pour éviter le rappel.

700 x 45 % = 315 de RSI par mois soit 945 par trimestre.

Dès le démarrage et avec l’aide de votre comptable appelez le RSI et demandez leur de monter directement vos cotisations à 945 euros par trimestre. Au moins ça sera payé tout de suite et surtout vous n’aurez pas de surprise ou de rappel pour l’année suivante.

POUR CONCLURE : 

Ce qu’il faut retenir si vous faites le même bénéfice en entreprise ou en société

Avec l’entreprise individuelle :

  • Vous payez beaucoup de plus charges

  • Vous vous faîtes assassiner par des rappels que vous n’avez pas pu prévoir

  • Vous paierez des impôts sur le revenu

  • Vous devrez rembourser les aides que vous avez perçu en cas de bénéfice

Etre en entreprise individuelle et recevoir ses rappels RSI

Avec la société :

  • Vous payez moins de charges

  • Vous maîtrisez le choix de votre salaire et donc maîtrisez les paiements RSI (donc pas de rappel)

  • Si vous bénéficier de l’ARE, déclarez vous 0 de salaire tout le long du maintien des ARE et la : c’est Jackpot ! (vous vous constituez une bonne trésorerie et votre entreprise et saine et viable)

  • Vous ne paierez pas d’impôts sur le revenu tant que vous vous retirez 0 de salaire et vous pouvez le maîtriser par la suite.

Ces hommes sont en société et anticipent le RSI

J’ai relu, relu et relu cet article pour essayer d’être au plus clair en espérant que vous ayez compris (je sais que c’est pas évident au départ).

J’espère vraiment que cela vous aura aidé.

N’hésitez pas à commenter si vous n’êtes pas d’accord avec certains points ou s’il y a des choses à ajouter et/ou modifier.

De mon côté j’ai choisi l’EURL, j’ai eu la chance de bénéficier du maintien de l’ARE pendant 2 ans et je me suis constitué une très bonne trésorerie (aux alentours de 60.000 euros) avant de pouvoir me retirer un salaire.

Merci de votre attention.